Du blog au livre, histoire d’un déclic.

le verre à moitié videD’autres avant moi l’on rêvé, beaucoup y songent encore. Combien de blogueurs se disent qu’un jour, ils écriront un livre ? Certains l’ont fait. Écrire un livre, un rêve pour nous qui aimons tant écrire et avons le sentiment (justifié ou non) d’avoir quelque chose à raconter.
Du rêve à la réalité, il n’y a qu’un pas. J’ai découvert à quel point j’aimais écrire quand j’ai commencé à rédiger ce blog. A l’époque je m’ennuyais et mon quotidien a repris du sens grâce à lui. Je n’aspirais pas à plus que de petits articles sans prétention. Pourtant un jour j’ai franchi le cap, sans même l’avoir prémédité.
Vous me suiviez ou non, l’Aix Parisienne avait un peu laissé son blog à l’abandon depuis son retour à Paris. Plus d’inspiration (forcément, j’avais comme un problème d’identité), plus de temps (la reprise de la vie active), plus l’envie. Plus trop l’envie de raconter mes expériences culinaire (entre autres) à un auditoire repus d’avis sur la question. Plus l’envie de rien, en fait. Quelques problèmes personnels, de nouveau le chômage, cette sensation de glisser… Et puis, le déclic.

Avachie sur mon canapé, un soir de semaine en hiver, j’attendais que celui qui partage ma vie rentre à la maison. Qu’il veuille bien me tenir compagnie, en lieu et place de la télé. Lassée de tout, je faisais défiler mon « fil d’actualité » sur mon téléphone, quand l’envie m’a prise d’exprimer par écrit l’écœurement que je ressentais devant la vie apparemment trépidante que menait mes « amis ». J’ai éteint la télé, fait 5 phrases dans ma tête, et suis allée les tapoter sur mon clavier. Plutôt satisfaite du résultat, je me suis dit qu’il me fallait un contexte. J’ai alors fantasmée ma soirée de la veille, je l’ai détournée de sa réalité pour y introduire mes personnages. Des personnages qui ont surgi sans crier gare, tout comme leurs prénoms qui sont nés sous mes doigts. Ce fût instantané, l’énergie revint se diffuser dans mes veines. Le jour suivant, au réveil, je me suis jetée sur la page écrite la veille. J’avais le sourire jusqu’aux oreilles. J’ai continué le récit là où je l’avais laissé, sans penser à rien de précis. Puis assez vite (mon côté pragmatique), je me suis dit : « Ma cocotte, tout ça n’est que fiction, t’es en train de commencer un roman. T’es sûre d’avoir envie de te lancer là-dedans ? Ça va être long. Et puis, pourquoi faire ? ». Ma réponse à moi-même a été la suivante : « OUI, j’ai carrément envie. Pour voir de quoi je suis capable. Et puis après tout, peut-être que c’est ça ma vocation, que je suis en route vers la gloire !!! ». Auto-désignée écrivain en 24H, il m’a donc fallu inventer une histoire pour de bon, avec un début, une fin et des rebondissements. La construction est venue naturellement, je n’ai rien forcé. Je me revois un soir. J’avais écrit pendant 6H d’affilé. J’étais euphorique, en train de décharger mon trop plein d’énergie sur un tapis roulant. Lana Del Rey dans les oreilles, j’ai décidé quelle serait précisément la scène finale de mon histoire. Euphorique, j’étais complètement euphorique, dopée par ma soudaine créativité.
… Deux ans plus tard, Le verre à moitié vide est en ligne ! Ce livre m’a sauvé. C’est une victoire, ma victoire, j’en suis très fière. Le résultat ? Il est ici.

Et vous, vous y songez ? Vous essayez ? C’est déjà fait ? Racontez-nous.

P.S : ce qu’il s’est passé en 2 ans et les heures de travail pour en arriver là, j’en parlerai une autre fois. Ce post est déjà bien assez long comme ça ;-)

Cet article a été publié dans Aix-eterra, Culture & confiture avec le mot-clé . Mettre en signet le permalien.

2 Responses to Du blog au livre, histoire d’un déclic.

  1. Aileza dit :

    Oui c’est tout à fait ça, l’excitation de l’écriture, les personnages qui prennent vie en un éclair qui parfois même nous échappent. J’ai déjà tenté d’être publiée par des pro avec toutes les déconvenues que tu imagines. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, loin de là. Je te souhaite de rencontrer ton public, en tout cas ;)

    • Sylvie Tellor dit :

      Merci. Et oui, je connais aussi les déconvenues. Cela dit, je crois que le jour où les éditions Le Dilettante m’ont répondu NON par lettre manuscrite et étayée, je me suis quand même sentie fière parce qu’ils avaient lu mon livre et qu’en plus de ça, ils m’ont dit l’avoir trouvé bien écrit. Alors c’est un NON qui m’a fait plaisir, le comble ! Bref, il faut s’accrocher.

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